Pratiquer de façon irrégulière et superficielle

Tu as peut-être déjà dit :
« Il faut que je m’y remette. »
Ou :
« J’ai trop de choses en ce moment… Je pratiquerai demain. »

Mais le Qi, lui, ne fonctionne pas avec les “quand j’aurai le temps”.
Il ne répond pas à l’appel des calendriers,
ni aux sursauts d’enthousiasme.


« Le Tao est un courant constant.
Il ne s’interrompt jamais.
Il ne lutte pas. Il ne se presse pas.
Et pourtant… il accomplit tout. »

(Tao Te King, chap. 43)


Tu veux que ton corps change ?
Tu veux que l’énergie s’éveille ?
Tu veux sentir la paix, la clarté, le souffle qui vibre ?

Alors il faut creuser le même sillon,
encore et encore,
jusqu’à ce que l’eau surgisse.


Mais voilà.
Tu pratiques un jour…
et tu oublies deux semaines.
Tu fais un atelier…
et puis plus rien jusqu’à la prochaine pleine lune.

Et tu t’étonnes que “ça ne marche pas”.


« Ce qui est peu, répété souvent, devient grand.
Ce qui est grand, abandonné souvent, redevient vide. »
(Tao Te King, chap. 64)


La voie du Nei Gong,
ce n’est pas une explosion.
C’est une infusion.
Lentement.
Jour après jour.
Silencieusement.


Ce n’est pas la durée qui compte.
C’est la régularité.
Ce que tu fais un peu chaque jour,
vaut plus que ce que tu fais passionnément une fois par mois.


Parce que l’énergie ne s’ancre pas dans les pics.
Elle s’installe dans les rythmes.

C’est comme nourrir un feu sacré :
tu ne balances pas une grosse bûche de temps en temps.
Tu ajoutes un peu de bois chaque matin.
Et tu veilles à ne jamais le laisser s’éteindre.


« Le sage ne cherche pas l’éclat.
Il préfère la constance.
Ce qui brille vite s’éteint vite.
Ce qui avance sans bruit va loin. »
(Tao Te King, chap. 27)


Tu veux un vrai changement ?
Alors offre à ta pratique une place dans ta vie quotidienne.
Pas comme une obligation.
Mais comme un rendez-vous avec toi-même.


Même dix minutes.
Même trois souffles.
Même une posture dans ton salon.
Mais chaque jour.


Parce qu’un jour,
sans effort,
tu sentiras que ton corps se souvient même quand toi tu oublies.

Et là, tu n’auras plus besoin de « t’y remettre ».
Tu seras dedans.

La pratique sera devenue toi.